Je pars. Je tourne le dos à dix huit ans de battements de coeur. Je m'en vais, au revoir.
J'aurai aimé tous vous serrer dans mes bras, vous dire que vous allez me manquer, que je vous appellerais. A tout vous dire, j'ai mal au coeur. J'voudrais rester et continuer avec insouscience, j'voudrais ne manquer aucune de nos soirées, être là pour chaque épreuve, chaque événement.
Pardon de ne pas vous avoir embrassé une dernière fois, pardon à ceux que je n'appellerais que très rarement. Pardon à ceux qui auront l'impression que je leur tourne le dos.
Une nouvelle vie commence alors que celle-ci reste inachevée.
Parce que j'ai peur de vous perdre et parce que j'ai mal de devoir me détacher de vous, au revoir.
Gardez-moi dans un coin poussiéreux de votre mémoire, gardez moi ma place.
A ces rues que je connais sur le bout des doigts, à ces souvenirs qui flottent dans l'air embrumé de cette petite ville, à ces cris de joie, à ces larmes, aux soirées en pleurs, aux soirées en musique, aux années collège puis aux années lycée, à la maternelle et aux premières sensations d'habitude; à tout ce qui m'aura dérangée, à tout ce que j'avais conscience d'avoir. A vous.
